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Renaissance

Dolmen reprisé

2016 — Projet in situ, Île d’Yeu

Situé sur l’île d’Yeu, le dolmen des Petits Fradets m’interpelle par son effondrement.
J’y vois un geste interrompu, une mémoire en suspens.

Après l’étude préalable permettant de redresser la pierre, j’imagine une suture très discrète, perceptible seulement de près : de fines agrafes métalliques pérennes (bronze peint).
Recoudre la roche, c’est raviver un lien entre vivants et morts.

C’est interroger notre manière de prolonger l’existence d’un monument sans en effacer la fragilité — écho de la nôtre.
Un soin minime, presque invisible, pour dire la persistance d’une présence.

Projet in situ — 2016
Face à une structure millénaire partiellement affaissée, quelque chose s’impose :
la sensation d’un geste interrompu, d’une mémoire en suspens, d’une forme qui attend d’être réadressée.

Le projet explore une manière d’approcher cette fragilité sans la masquer : un geste d’attention, ténu, presque imperceptible, qui reconnaît la blessure plutôt qu’il ne la corrige.
Il s’agit de maintenir ouvert un lien entre ce qui précède et ce qui advient.

Dans RENAISSANCE, la réparation n’est jamais un retour à l’origine : c’est une façon d’accompagner une présence qui persiste malgré l’effondrement.
Un acte minimal, discret, qui interroge notre manière d’habiter ce qui tient encore – et de rester en relation avec ce qui menace de disparaître.